Albert Labbouz
 
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Rencontre avec Leonard Cohen 
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NOUVELLE CEREMONIE POUR UNE JEUNESSE ETERNELLE

Chers Amis Et Admirateurs De Leonard Cohen

Patrice et Moi avons tenu secret la nouvelle rencontre probable entre Leonard et Moi avant son concert du 7 juillet à Bercy.

D’abord, parce que nous n’osions à peine y croire quand Robert Kory nous a dit qu’il nous offrait d’assister au sound check ( la balance et les derniers réglages) l’après midi.  Ensuite parce nous devions nous mettre en relation avec le Tour Manager Mike scoble qui ne parle pas français et qui ne connaîssait pas Bercy. Et puis un imprévu aurait pu survenir. Il y a 38 entrées à Bercy et Mike préconisait de se donner RDV devant l’entrée des artistes. Il n’y a pas d’entrée des artistes à Bercy. Tout se fait par pass et accréditation. Et les réponses par mail de Mike étaient vagues.

Enfin Bref, nous n’y avons pas cru jusqu’à la dernière minute. Vraiment la dernière minute ; celle où j’ai pu joindre Mike, où j’ai pu convaincre un vigile de la sécurité que j’avais rendez vous et où il a fallu que Mike au milieu de son travail vienne me chercher mon fils et moi jusqu’à une grille derrière le POPB.

Et de toutes façons, rien n’était moins sûr que je parlerai à Leonard. Assister au sound check n’est pas forcément avoir rendez vous avec lui.

Avec Mike nous avons suivi un large couloir ponctué de gars de la sécurité qui avisaient d’un rapide coup d’œil si nous portions autour du cou un pass V.I.P.

De loin en loin nous parvenait une litanie à la guitare répétitive et lancinante comme dans un film de David Lynch. Irréalité de la situation, irréalité de l’instant. Un long couloir comme dans un rêve sombre et dense.

Mike nous a posté sur un côté de la scène avec des techniciens affairés. Nous ne mouftions pas  tant nous savions que c’était exceptionnel. J’avais pensé que je croiserai des journalistes ou d’autres invités. Mais non, il n’y avait que mon fils et moi. Mike nous présenta  à quelques personnes en disant que nous étions les hôtes de Robert Kory.

Et toujours le leitmotiv à la guitare jouée par Leonard sombre et silencieux qui de temps improvisait des paroles inaudibles et lancinantes au micro.

Je le voyais de profil à quelques mèttres de moi…

Au bout de quelques minutes Mike Scoble nous invite à nous assseoir où nous voulions. Tout petits nous nous sommes mis en bout de file au quatrième ou cinquième rang. Nous n’étions que deux dans un BERCY de 8000 places TOTALEMENT VIDE… Deux inconnus : un père et son fils qui venait d’avoir son bac. Mon fils me murmura :

« plus privilégiés que ça, tu meurs. »

« No photo avait dit Mike. » Mais même floue je devais esssayer. J’ai sorti mon téléphone portable après que mon fils eut vérifié que les vigiles ne nous regardaient pas. J’ai cliqué deux fois. Et c’est alors que Cohen a lancé en français :

« danse moi avec un violon en feu…dance moi jusqu’à la fin de l’amour… »

Et le groupe suivit. La chanson fut jouée in extenso, comme  en concert. Je pensais que cela s’arreterait là, mais Cohen traduisit les paroles de The future …

« j’ai vue le futur, c’est le meurtre. »

et il chanta la chanson également en entier. A la fin il se retourna et demanda à ses musiciens : « That dont make it junk… » chanson jamais jouée sur scène issue de TEN NEW SONGS… SURPRISE… Puis il se retourna encore et demanda «  Lullaby… » Etait ce ce hunter’s lullaby issu de various positions que j’ai entendu ce soir là ? Chanson peu connue jamais jouée sur scène … Existe t il une autre lullaby ? Et enfin HEART WITH NO COMPANION que j’avais révé de réentendre depuis le REX en 1974… Les jouerait-il ce soir ou avions nous droit mon fils et moi à un mini concert privé ?

 Moments hors du temps. Moment unique. NOUS SEULS DANS UN  BERCY que pour nous.

Leonard descendit de scène en catimini. Je dis à mon fils de me suivre… J’allais aller le saluer. Leonard discutait avec un régisseur. Je me suis approché de lui. Il me sourit :

«  Oh Albert ! »

Ainsi il ne m’avait pas oublié 8 annnées écoulées depuis notre première rencontre. 

  1. Vous vous souvenez Leonard la dernière fois que nous nous sommes vus, vous m’aviez dit je sais que nous nous reverrons…
  2. Et voilà… dit il en me souriant encore .

Je lui présentai mon fils, il lui serra longtemps la main. Mon fils muet, impressionné, fan de Wu Tang, des Red Hort chili Peppers, de Soul Funk des années 80 de la Tamla Motown etc… mais qui voue une sorte de respect philosophique à Leonard Cohen dont certaines chansons ont souligné de grands films américains. Je continuais quelques phrases informelles avec lui… Je lui dis que je le trouvais jeune et en forme, je le remerciais pour cette tournée, pour la joie de le revoir. Il me sourit en core . Un technicien vint lui parler encore. Nous nous sommes mis en retrait. Et de nouveau nous ne bougions plus. C’est alors que Sharon  Robinson vint vers moi tout sourire, joyeuse.

«  OH ALBERT ; What a great pleasure. How are you ? »

Elle m’embrassa.

  1. Come to the catering with us… follow me…

Privilégiés certes mais terriblement génés.  J’essayais de lui expliquer dans mon anglais catastrophique me tournant vers mon fils pour qu’il me traduise.

  1. No problem Albert it’s a great plesasure for us. Come.

Et nous voilà dans la loge du catering avec Roscoe Beck sa femme, son fils, Bob Metzger et Leonard qui m’invite à me restaurer

  1. que voulez vous boire  Albert ? que veut votre fils ?

Je demande un café, je suis géné , il me le sert. Me demande si je veux du sucre.  Il demande un soft drink pour mon fils et Bob Metzger lui propose même un  Dr Pepper. Certains se vantent d’avoir pris une cuite avec Cohen du côté de Mont Baldy comme si ils avaient été les compagnons de beuveries du maitres poete poivrot, moi je suis ce soir là avec un homme qui vaut tous les hommes et que rien ne vaut. Un humain très humain avec un de ses compatriotes terrestre et son fils, un adulte en devenir.

Intrus ou hôtes ? pas de doutes nous sommes ses hôtes ; je demande à Cohen si nous pouvons faire des photos. Comme la première fois il me répond :

  1. Autant que vous voulez… Faisons une  tous ensemble.

Il appelle Sharon qui est génée . Elle porte une casquette , elle n’est pas maquillée. Mais je lui dis qu’elle est belle, qu’il n’ ya pas de souci. Je soupçonne LEONARD d’aimer etre prsi en photo. Il est comme un gosse, gai souriant, sautillant.

Je prends une photo de Sharon avec Leonard. Une femme blonde vient près de moi comme pour faire la traductrice, elle entend que je parle français.

  1. Vous êtes français ?

Je suis estomaqué. Je la reconnais.

  1. Vous etes dominique Isserman ?
  2. Oui… fait-elle en souriant
  3. Je suis très impressionné .J’aime beaucoup votre travail.
  4. Vous avez vu mes photos dans les inrocks ?
  5. Oui…
  6. Leonard ne les a pas vues.

Elle part chercher le journal et  ouvre à la  première page du reportage. Leonard est allongé sur le ventre au soleil.

-Who’s that ? dit il ironiquement.

Il commente les autres photos. Il trouve que la photo où il est devant la machine à écrire est

 «  beautiful ». Je lui dis celles que je ne connaissais pas, particulièrement une avec un chapeau de paille sur une autoroute .

  1. New Mexico dit il…rêveur

Nous prenons d’autres photos… Et c’est Dominqiue Isserman une des plus grandes photographes qui prend mon fils, Leonard et moi en trio. Et je lui dis en riant.

  1. Vous vous rendez compte, je vais avoir des photos faites par Dominique Isserman ?
  2.  

 Elle sourit… et je lui demande de prendre une photo avec elle. Ele prend la pose à côté de moi.  Puis elle s’excuse car elle doit y aller et me dit aurevoir… Je la remercie.

Et nous voilà seuls avec Leonard qui grignote je ne sais pas quoi. Il est terriblement décontracté. Arrive Ed Sanders le sound Recording, il me présente. Ed dit qu’il est possible de manger.

Leonard nous de mande :

  1. Vous voulez manger avec nous et l’équipe ?

Notre gène s’amplifie…  Il nous met à l’aise encore une fois.

  1. Moi je ne mange jamais avant le concert. Je vais aller me préparer. ( il dit cela en anglais.) Mais detendez vous … allez y… A bientôt Albert.

Nous voilà entre les mains de Ed SANDERS… Un homme adorable qui nous guide s’installe avec nous dans la grande cantine de BERCY où tous les musiciens sont là, les webb sisters aussi… Un menu est sur la table. Choisissez, on va venir vos servir…

 Roscoe Beck vient vers moi. Il me tend une main généreuse.

  1. I’ m Roscoe Beck.

Ça sonne comme dans un film de Tarantino non ?

Je lui présente mon fils.

  1. Oh My son is here also, with my wife.

En anglais je décode ce qu’il me demande. Il veut savoir si j’ai vu beaucoup de concerts de Leonard. Il est avec Leonard depuis si longtemps. Pour moi ! Roscoe Beck est une sorte de légende. Bassiste hors pair qui accompagna jennifer Warmes et joua avec Joe Satriani. Je lui détaille grosso modo que j’ai vu tous les concerts français de Leonard depuis Pleyel 1972…

On discute beaucoup avec Ed Sanders, des concerts, de Leonard, de sa vie, de l’Amérique, de Mount Baldy,  de Robert Kory, des ennuis d’argent de Leonard, de Kelley Lynch aussi… Du concert de tel AVIV prévue sans doute et des extremismes idiots…

Je ne m’autorise pas à écrire ici des détails de cette conversation. Je pense qu’elle est d’ordre privé et comme je ne suis pas journaliste, je n’ai pas à divulguer des infos somme toute, personnelles… L’accueil, la confiance, la gentillesse de toutes l’équipe mérite mon respect et ma discrétion.

Je lui dis aussi que j’ai déjà vu Adam Cohen en concert.

  1. He’s here, you don’t see him ?

Je lui dis que je n’ai jamais vu Lorca la fille de Cohen… Il me dit qu’elle est juste derrière moi. Je la croiserai plus tard quand j’irai reporter mon assiette et mes couverts.

Mike m’appporte les tickets d’invitation.  Ed me suit jusqu’à la salle. Au passage,  je croise une des Webb sisters ( la brune ) qui me lance un gentil Hello et un merveileux sourire.

Un de mes anciens ennemis de jeunesse co rédacteur en chef d’un mythique magazine de rock s’amusait de moi en me traitant de fan.

Avait-il compris ce  que cet homme Cohen diffusait en moi ? Approcher des hommes et des femmes remarquables est-ce  cliniquement répréhensible s’ils vous transmettent sans bourrage de crâne : sagesse, tolérance et humanité ?

Comme on laisse des amis prendre un vol aux liimites de l’embarquement, Ed nous a salué très fraternellement quand nous allons nous il nous accompagna pour nous installer dans la salle. Nous sommes au quatrième rang au milieu…

Je le remercie encore une fois. Je lui demande de transmettre mes remerciements à Robert Kory.

- See you in America dit il à mon fils.

I know that you will succeed in your projects. In America is posssible. Enjoy the show…

Et c’est ce que nous avons fait…`

copyright ALBERT LABBOUZ JUILLET 2009



 
 
     
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